LCBMG - Extra 1 – Ensemble pour toujours
Avertissement : pour public averti (R18)
1. Qu Yao
L’entrée de Qu Yao chez HongMiao ne fut qu’un pur hasard. Elle passa un entretien avec une responsable des ressources humaines, et son embauche n’eut absolument rien à voir avec Tang Miao.
Ainsi, lorsqu’ils se retrouvèrent face à face, tous deux restèrent stupéfaits, et Tang Miao mit longtemps avant de retrouver ses esprits.
Après tout, lorsqu’il avait rencontré Qu Yao autrefois, il y avait toujours à ses côtés un homme qui lui criait chaque jour : « Ne pleure pas ! »
Et désormais, il était seul.
Parfois, Qu Yao repensait aux souhaits qu’elle avait formulés à l’époque de sa remise de diplôme ; pourtant, lorsque ce souhait se réalisa réellement, elle se sentit plutôt triste.
« Président Tang ! »
« Qu Yao ? Quelque chose ne va pas ? »
« Te souviens-tu encore que ton bureau se trouve chez HongMiao et non à l’étage supérieur, chez SuiTang ? »
Tang Miao estima qu’il valait mieux pour lui l’oublier.
« MiaoMiao ? À quoi penses-tu ? »
Tang Miao sourit. « Je pense qu’il est temps d’augmenter le salaire de Qu Yao. »
Les plaintes de Qu Yao cessèrent aussitôt, mais comme ce n’était pas une affaire importante, Qi Ming déménagea simplement et s’installa directement chez HongMiao.
Ils ignoraient si l’efficacité du patron avait été affectée, mais celle des employés, en revanche, avait clairement chuté. Au lieu de travailler consciencieusement chaque jour, ils ne rêvaient plus que de trouver un partenaire.
Les célibataires estimaient qu’ils méritaient une compensation.
Qu Yao tenta d’inciter les employés de SuiTang à récupérer Qi Ming, mais personne n’accepta.
Ils lui soufflèrent même discrètement à l’oreille : « Manager Qu, si notre patron se met de mauvaise humeur, nous sommes morts. »
Qu Yao : « … »
Elle se rappela soudainement d’un homme, ce garçon qui avait traité Tang Miao de chien. Il paraissait qu’il avait été battu un jour dans une ruelle.
Elle réfléchit un instant, puis abandonna.
Même si elle éprouvait de la compassion pour les employés célibataires, après tout, ces deux-là avaient été séparés pendant tant d’années…
2. Bonbons
Même en Italie, où la mafia sévissait partout, les subordonnés qui suivaient leur patron depuis plus de deux ans trouvaient toujours celui-ci extrêmement étrange et redoutable. Il n’était pas seulement féroce, il était aussi bizarre. Le BOSS gardait constamment toutes sortes de bonbons dans ses poches.
Chaque fois qu’une nouvelle confiserie ouvrait en Italie, le patron s’y rendait sans faute.
Et non content d’y aller, il prenait même des notes extrêmement détaillées.
Quelqu’un aperçut accidentellement le carnet du patron et découvrit qu’il ne s’agissait pas d’une lubie passagère. La majeure partie du carnet était déjà remplie : cartes, annotations et même photographies.
Il aurait encore été compréhensible que le patron adore les sucreries, mais il se révélait terriblement contradictoire. Parfois, après avoir mangé un bonbon, il marmonnait pour lui-même : « Comment une chose aussi écœurante et sucrée peut-elle être bonne ? Seules les petites filles aiment ça. »
Cependant, certains ne furent nullement surpris par ce comportement. Les frères de Qi HuiTang se contentaient de pincer les lèvres en tressaillant du coin de la bouche. Le jeune Maître regrettait encore son épouse. Tout allait bien.
…
« Tu aimes ? »
Qi Ming offrit à Tang Miao le journal des bonbons comme cadeau d’anniversaire.
L’effet… fut particulièrement impressionnant. « Ç-ça aussi, ça te fait pleurer ? »
« Dis-moi d’abord si tu aimes avant de pleurer », marmonna Qi Ming.
Tang Miao huma la légère odeur aigre-douce imprégnée dans le carnet. « Je… j’ai juste envie de manger des sucreries. »
« Dis la vérité. » Qi Ming sentit ses poings le démanger légèrement.
Tang Miao renifla puis se jeta sur Qi Ming pour lui voler le bonbon qu’il avait dans la bouche. « Je les aime à la folie. »
« J’ai surtout l’impression que tu vas me tuer », marmonna Qi Ming. « Petit… ancêtre… arrête de te frotter contre moi ! »
3. Tant que c’est toi
« Faisons-le ! » annonça Tang Miao en commençant à tirer sur leurs vêtements.
« Attends, attends… »
À mesure que Tang Miao retirait ses vêtements, Qi Ming les lui remettait aussitôt.
« Tu ne veux pas y réfléchir encore un peu ? Après tout, nous avons été séparés pendant si longtemps ; peut-être que nous ne nous entendrons plus aussi bien qu’avant. J’ai peur que… »
Les lèvres de Tang Miao tremblèrent, et Qi Ming pensa aussitôt : C’est fini.
« Wu… wu… tu le regrettes ? » Tang Miao sanglotait en hoquetant, traînant ses mots. « Qi ! Ming ! Tu aimes quelqu’un d’autre ? Je… je… tu n’as pas le droit… »
« Tang ! Shui ! Shui ! Tais-toi ! Qui d’autre que toi laozi (NT: manière arrogante et familière de dire «je ») aimerait-il ? Laozi t’aime à en mourir ! Si tu oses encore dire ce genre de choses, je vais… je vais te frapper ! »
Après avoir entendu les paroles de Qi Ming, Tang Miao se remit à pleurer et déclara : « Si tu ne m’aimais pas… je te mordrais à mort… Moi… comment pourrais-tu ne pas m’aimer ?! »
Après cela, les deux se regardèrent, déconcertés. Puis Qi Ming renifla froidement : « Tu ne peux plus t’échapper, Tang ShuiShui. Je me retenais depuis longtemps parce que j’avais peur de te faire du mal. Maintenant, c’est toi qui l’as cherché ! »
Tang Miao renifla froidement lui aussi. « Et alors si j’ai mal ?! Quand nous étions enfants, tu me frappais déjà ! »
« Tang ! Shui ! Shui ! Ton QI de 120 sert-il seulement de décoration ?! Est-ce que c’est la même chose ?! »
Qi Ming sentit qu’il allait perdre la raison et pensa que ce morveux de Tang ShuiShui méritait vraiment une correction.
« En… en quoi est-ce différent ? » Tang Miao fit la moue en étirant ses mots. « Tant que c’est toi… moi… moi, j’aimerai forcément ça. »
« Ahhhh… »
Finalement, pensa Qi Ming, autant laisser tomber. Pour les hurlements pitoyables de ce type, il allait lui épargner une raclée.
4. Pleurer
Lorsque Qi Ming entra dans le corps de Tang Miao, il eut l’impression que les huit dernières années n’avaient été qu’un rêve. En un instant, tout ce qu’il avait vécu durant ces années devint flou ; seule la personne devant lui à cet instant lui paraissait réelle.
« Je n’ai aucune expérience. Dis-moi si ça fait mal. »
Qi Ming lécha doucement ses paupières avant d’embrasser ses lèvres.
Et voilà qu’un certain individu le provoqua effrontément : « Ça va ! Tu n’as pas d’expérience ? Moi, si ! »
« Toi ! Tu ! As ! De l’expérience ?! »
Qi Ming sentit qu’il allait exploser et grinça des dents comme s’il était prêt à tuer quelqu’un dès que Tang Miao prononcerait ce nom.
Tang Miao mordilla son cou d’un air un peu hésitant avant de marmonner : « Tu n’as jamais regardé de films pornos ? Il y en avait plein à Qi HuiTang. Quel dommage que tu ne les aies jamais vus. »
Qi Ming : « … »
« Qu… qu’est-ce que tu fais… ?! » cria Tang Miao lorsqu’il fut soudainement retourné.
Qi Ming, qui avait l’impression d’être monté dans des montagnes russes, déclara avec fermeté : « Je viens soudainement de comprendre que j’ai envie de te dévorer. Tang ShuiShui, si ça fait mal, pleure. Ge (NT: grand frère) est là. »
Après avoir dit cela, il lança une offensive faite d’ouverture totale et de coopération étroite.
« MiaoMiao, pourquoi tu ne pleures pas ? »
Tang Miao le regarda avec de grands yeux remplis de gêne, ballotté par les vagues tumultueuses, mais il ne pleura pas.
Qi Ming le taquinait tout en s’activant, son membre effleurant sans cesse l’endroit capable de procurer du plaisir à Tang Miao. Chaque mouvement de va-et-vient faisait se contracter cette chair humide et brûlante comme pour le retenir.
Qi Ming mordilla son lobe d’oreille ; sa voix était rauque et chargée de désir. « Tang ShuiShui… même en bas, tu es trempé… »
« Ah… mm… Qi Ming… plus vite… un peu plus vite… »
« Pleure ! …Pourquoi tu ne pleures pas ? » le cajola Qi Ming. Lui-même ne comprenait pas pourquoi il éprouvait soudainement ce désir de voir Tang Miao pleurer.
« Tu es occupé. » Tang Miao faisait allusion à leur situation actuelle.
Les sourcils de Qi Ming se nouèrent presque.
Tang Miao renifla. « Tu n’auras pas le temps de me consoler… je ne veux pas pleurer. »
Une seule phrase suffit à rendre le cœur de Qi Ming douloureux et tendre à la fois. Il entraîna lourdement Tang Miao jusqu’au sommet du plaisir et s’exclama : « MiaoMiao… pleure ! J’aime te voir pleurer au lit… »
L’expression de Tang Miao était difficile à déchiffrer. Cette fois, Qi Ming ne devait vraiment pas lui crier dessus. Les mouvements de Qi Ming l’avaient complètement vidé, comme si toute l’eau de son corps avait été drainée, et pourtant il se sentait étrangement soulagé.
De toute façon, lorsqu’il se lèverait, quelqu’un le forcerait forcément à boire de l’eau.
Il passa ses bras autour du cou de Qi Ming et éclata en sanglots sans larmes. « Qi Ming… je t’aime… »
Qi Ming serra la personne dans ses bras et pensa qu’après tant d’épreuves au fil des années, ses bras étaient enfin remplis. « Tang ShuiShui, désormais, tu n’as le droit de pleurer que dans le lit. »
Quel dommage que Tang Miao se soit endormi avec beaucoup de tact.
« Petit ancêtre… »
Qi Ming grinça des dents. Tant pis. Après tout, MiaoMiao ne pleurait que devant lui. À quoi bon discuter davantage ?
5. Porter un toast à votre santé
« Oncle, je porte ce premier verre à votre santé. »
Sans plaisanter, Qi Ming vida directement une coupe de baijiu (NT : alcool blanc chinois très fort).
« Je sais que sans vous, l’affaire de mon père serait peut-être restée irrésolue. »
« Avec ce deuxième verre, je vous remercie pour votre patience et pour la confiance que vous nous avez accordée. »
Il faisait référence à Tang Zhan, qui avait aidé Tang Miao à repousser tous les rendez-vous arrangés.
« Avec ce troisième verre, je vous remercie d’avoir accepté de confier MiaoMiao à mes soins. Je prendrai bien soin de lui. »
En trois verres d’alcool, Qi Ming effaça complètement les événements de cette année-là. Il ne servait à rien d’approfondir certaines choses .
« Bien ! »
Tang Zhan était exceptionnellement heureux, surtout lorsqu’il voyait les yeux de son fils se courber de joie — chose devenue rare.
Maman Tang était également ravie. Même si son gendre était un homme, elle avait l’impression d’avoir retrouvé son adorable fils.
Un Tang Miao capable de rire et de pleurer valait mille fois mieux qu’un Tang Miao au visage vide et sans émotion.
« Merci, Papa et Maman », dit Tang Miao avec sincérité.
« Votre père… » demanda tout de même Tang Zhan.
Qi Ming sourit. « Mon père va très bien. Il voyage autour du monde avec ma mère. Ils reviendront pour le Nouvel An chinois cette année. »
« Alors, lorsque le moment viendra, réunissons-nous tous autour d’un repas. »
« D’accord. »
Qi Ming leva de nouveau son verre en sa direction.
Ces deux hommes pourtant virils eurent soudain l’impression d’avoir été contaminés par Tang Miao. Leurs yeux s’échauffèrent légèrement.
Traducteur: Darkia1030
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