The zoo in my eyes - Chapitre 1 - Partie 1-5
Partie 1
Je suis psychologue clinicien, mais pas un psychologue ordinaire.
Je possède une capacité extraordinaire. Lorsque j'étais adolescent, elle me troublait énormément. J'en suis même venu à me demander si je souffrais d'une maladie mentale. J'ai même pris rendez-vous avec un psychiatre pour me faire soigner.
Ma particularité est que je vois tout le monde sous la forme d'un animal.
Par exemple, à mes yeux, mon psychiatre est un renard. Un renard vêtu d'un costume de bonne facture, portant des lunettes élégantes, tenant un stylo-enregistreur, arborant un doux sourire et usant de son intelligence et de sa ruse pour trouver un équilibre entre ce qui se cache dans votre cœur et l'argent qui se trouve dans votre poche.
En silence, je l'appelle le docteur Renard.
Je lui ai parlé de mon « problème ». Il m'a adressé un sourire chaleureux avant de me demander quel genre d'animal était l'infirmière qui m'avait conduit jusqu'à lui. J'ai répondu que c'était un lapin carnivore, et son sourire s'est fait plus profond.
Le docteur m'a ensuite demandé : puisque je voyais tout le monde comme un animal, comment faisais-je pour distinguer les individus ? Après tout, les êtres humains ne prêtent généralement guère attention aux différences entre les animaux.
Je lui ai répondu que chaque animal est unique. Même si deux lapins se tiennent côte à côte, je peux toujours dire lequel est lequel.
Après deux jours d'entretiens, le docteur m'a affirmé que ce n'était pas une maladie, mais un don ; un don qui me permettait de voir directement au plus profond du cœur des gens.
À l'époque, je ne comprenais pas vraiment ce qu'il voulait dire. Mais puisqu'un psychiatre affirmait que je n'étais pas malade, je l'ai cru.
Une fois rassuré sur ce point, j'ai poussé un soupir de soulagement. J'ai accepté ce fardeau psychologique et j'ai commencé à regarder le monde avec davantage de sérénité.
En réalité, je suis quelqu'un de très observateur. À force d'observer, j'ai découvert que le zoo de la société humaine ressemble énormément au véritable monde animal.
Par exemple, lorsqu'un mari est une belette et sa femme une poule, on peut être presque certain que leur mariage ne durera pas, voire qu'il connaîtra une fin tragique. Sur le lieu de travail, si le patron est un petit mouton et son subordonné un loup, le patron finira inévitablement par être évincé. Entre amis, si l'un est un pinson et l'autre un faucon, leurs visions du monde étant trop différentes, ils finiront par s'éloigner.
J'ai partagé cette hypothèse avec le docteur Renard, qui m'a répondu que mes observations étaient très intéressantes.
Pour être franc, la forme animale que je perçois chez chacun reflète sa véritable nature. Les gens ordinaires ne découvrent la personnalité profonde d'une personne qu'après avoir appris à la connaître pendant longtemps. Même un professionnel comme un psychiatre ne peut en avoir qu'un aperçu au fil des entretiens. Moi, en revanche, il me suffit d'un seul regard pour savoir à quel genre de personne j'ai affaire.
Cette capacité m'a permis d'éviter bien des dangers et de mener une vie plus heureuse.
J'ai grandi dans ce zoo, obtenu mon diplôme sans encombre, puis je suis entré dans la jungle de la société.
Le docteur Renard m'a tendu une branche d'olivier (m'a proposé une collaboration) et m'a invité à rejoindre sa clinique. J'ai accepté son offre et me suis rapidement adapté à mon rôle de psychologue clinicien.
Un jour, pendant un moment de calme, le docteur Renard m'a posé une question : « À tes yeux, tout le monde est un animal différent. Alors, quel genre d'animal es-tu ? »
Partie 2
Quel genre d'animal suis-je ?
C'est aussi une immense énigme pour moi.
Chaque fois que je me regarde dans un miroir, j'aimerais pouvoir y voir ma forme animale. Mais, quelle que soit la durée pendant laquelle je reste devant mon reflet, je ne vois toujours qu'un être humain.
C'est une chose étrange.
Je vis dans une jungle. Toutes les personnes que je côtoie sont des animaux. Pourtant, je suis le seul être humain.
Dans ce monde, je suis donc un étranger, condamné à être rejeté et éliminé.
Cette idée m'a longtemps terrifié, jusqu'au jour où j'ai vu une émission expliquant que l'être humain occupait le sommet de la chaîne alimentaire. J'ai alors compris que les humains étaient eux aussi des animaux et qu'ils avaient, eux aussi, leur place dans cette jungle.
La seule différence est que la jungle humaine est faite d'acier et de béton, tandis que la jungle animale est faite d'une végétation luxuriante. Au fond, leur nature est exactement la même.
Moi aussi, je suis un animal.
Cette révélation m'a enfin apporté la paix.
Je n'ai jamais dit au docteur Renard que j'étais un être humain.
Le renard est un animal rusé, sournois et naturellement méfiant. Si j'étais un animal ordinaire, il serait plus à l'aise avec moi. Mais si je lui révélais que je suis un être humain, il se montrerait forcément sur ses gardes.
Ainsi, chaque fois que le docteur Renard me demande quel animal je suis, je me contente de lui répondre par un sourire, entretenant ainsi une part de mystère.
Il pense probablement que je suis un doux herbivore. Je le laisse continuer à le croire : c'est ce qu'il y a de plus favorable pour maintenir de bonnes relations au travail.
Le docteur Renard est particulièrement doué pour déléguer le travail aux autres. Il me confie toujours le plus grand nombre possible de patients. Selon lui, c'est pour me permettre d'acquérir une expérience variée, tandis que lui s'enferme dans son bureau pour jouer à des jeux vidéo.
Chaque fois que je termine une consultation, il est toujours le premier à me demander de quel animal il s'agit. À partir de cette information, il consulte le dossier du patient et nous élaborons ensemble le traitement le plus approprié.
Par exemple, le patient qui se tient actuellement devant moi m'a été adressé par le docteur Renard.
Il s'agit d'un patient atteint d'un trouble dissociatif de l'identité.
Il possède deux personnalités : l'une est celle d'un PDG autoritaire, qui constitue sa personnalité principale ; l'autre est celle d'un bon à rien paresseux, plus récessive.
Les patients présentant un trouble dissociatif de l'identité sont rares. C'est la première fois que j'en rencontre un. À mes yeux, chacune de ses personnalités prend la forme d'un animal différent. La personnalité de PDG est le roi de la jungle, un tigre, tandis que la personnalité paresseuse est un animal qui, une fois agrippé à un arbre, ne bouge plus : un koala.
Le tigre est un carnivore, tandis que le koala est un herbivore. Si l'on considère leur répartition géographique, plus de deux continents les séparent. Pourtant, ces deux animaux sans aucun lien apparent cohabitent chez une seule et même personne. C'est véritablement fascinant !
Partie 3
Ye An est sous sa forme de tigre lorsqu'il vient me voir pour la première fois. Une aura de supériorité émane de toute sa personne. Je comprends d'un seul regard qu'il vient d'un milieu hors du commun et qu'il possède une immense fortune. Après quelques questions, j'apprends qu'il est un riche héritier de deuxième génération, issu d'une famille très influente. À un âge aussi jeune, plusieurs entreprises sont déjà à son nom, et il est lui-même un homme d'affaires extrêmement compétent.
Vous savez, les personnes dont la forme est celle d'un tigre sont rares. Comme le dit le proverbe, il n'y a pas de place pour deux tigres sur une même montagne (NT : idiome, deux personnes tout aussi puissantes ne peuvent coexister sans entrer en conflit). S'il y avait trop de tigres dans le monde, ce ne seraient que chaos et luttes incessantes.
« Vous êtes bien le docteur Yuan Sheng, n'est-ce pas ? »
Ye An est assis calmement en face de moi. Contrairement à la plupart des patients, qui se sentent mal à l'aise lorsqu'ils consultent un psychologue clinicien, il reste d'un calme remarquable.
« Pour être franc, je souffre de problèmes psychologiques qui me préoccupent énormément. Par moments, ils deviennent si graves qu'ils perturbent mon travail. J'espère découvrir l'origine de ce trouble en discutant avec vous, et j'espère que vous pourrez le traiter. »
« Peu de personnes admettent aussi franchement qu'elles ont un problème », dis-je. « Monsieur Ye est quelqu'un de très courageux. Pourriez-vous me décrire vos symptômes ? »
Bien sûr, un tigre ne peut qu'être courageux, pensé-je.
« J'ai l'impression qu'une autre personne vit en moi. » Ye An fronce légèrement les sourcils.
« Mes subordonnés disent souvent en privé que je suis un bourreau de travail. C'est vrai, j'aime travailler. Cela fait cinq ans que je suis diplômé de l'université et que j'ai créé ma propre entreprise. Je prends rarement des vacances ; chaque journée m'apporte une quantité interminable de travail. Pourtant, je ne me sens jamais fatigué. Au contraire, je trouve cette vie très épanouissante. Les gens qui ne travaillent pas dur lorsqu'ils sont jeunes le regrettent toujours plus tard.
« Cependant, depuis l'année dernière, il m'arrive fréquemment de "m'endormir" sans m'en rendre compte. Au début, je pensais souffrir de narcolepsie. Mais ma secrétaire m'a expliqué que, pendant ces périodes de "sommeil", je ne dors pas réellement : je deviens simplement extrêmement paresseux. Je m'allonge n'importe où, ou je reste immobile, tenant quelque chose d'un air absent. Lorsqu'elle m'apporte des documents à traiter, je fais semblant de ne pas l'entendre. Si elle insiste en précisant qu'il s'agit de documents urgents, je lui réponds : "Ne t'en fais pas." Comment dire... C'est comme si je devenais soudain paresseux. »
« Avez-vous déjà souffert de somnambulisme ? »
« Oui, lorsque j'étais enfant. Au début, j’ai pensé que ces épisodes en étaient la réapparition, alors j'ai installé une caméra de surveillance dans mon bureau. Mais les enregistrements montrent que ce n'est pas du somnambulisme. Je ne m'endors pas ; c'est plutôt comme si je devenais soudain quelqu'un d'autre. Cette personne est paresseuse et très affectueuse. Une fois, ma secrétaire est entrée dans mon bureau et cet autre moi l'a prise dans ses bras. Elle a eu très peur et a cru que je voulais lui faire des avances déplacées... »
Alors que Ye An parle, sa voix devient de plus en plus faible. Soudain, il se lève, contourne rapidement mon bureau, m'attire contre lui et pose son menton sur mon épaule.
Je tourne la tête pour le regarder ; il m'adresse un sourire éclatant.
Il vient de passer du tigre féroce au koala benêt !
Partie 4
Sous sa forme de koala, Ye An est extrêmement collant et refuse de lâcher la personne qu'il serre dans ses bras. Pendant que j'essaie de lui poser quelques questions, il ne répond que par quelques mots. Tous ses gestes respirent la nonchalance.
« Docteur Yuan, vous êtes vraiment très beau », déclare Ye An. « Vous êtes exactement mon type, et vous êtes si agréable à enlacer. Je suis beaucoup trop occupé pour avoir une relation amoureuse. Alors, pourquoi ne tomberions-nous pas amoureux l'un de l'autre ? Je veux que vous deveniez mon oreiller exclusif. Hé hé. »
J'inscris silencieusement dans mon dossier : Le koala Ye An manifeste un fort besoin de contact physique, ainsi qu'une personnalité frivole et paresseuse.
« Monsieur Ye, je ne peux pas tomber amoureux de vous », réponds-je avec fermeté. « Notre profession est soumise à une déontologie stricte. Il est interdit aux médecins d'entretenir une relation amoureuse avec leurs patients. »
« Il suffit d'enfreindre les règles. » Le koala Ye An me serre encore plus fort et s'appuie de tout son poids sur moi. Je me retrouve plaqué contre le bureau.
« Du moment que tu acceptes de sortir avec moi, je m'occuperai de toi. Tu n'auras plus besoin de travailler. D'ailleurs, moi non plus, je n'aurai plus besoin de travailler. J'ai déjà gagné suffisamment d'argent pour que nous puissions tous les deux vivre plusieurs vies sans manquer de rien. »
« Et que ferions-nous de nos journées si nous ne travaillions pas ? »
« Nous resterions à la maison. Je te tiendrais dans mes bras jusqu'à ce que tu t'endormes. Comme nous serions heureux ! »
Cette attitude correspond parfaitement aux caractéristiques comportementales d'un koala.
« Pourtant, je préfère les pandas aux koalas », réponds-je. « Tout le monde sait que le panda gagne sa vie grâce à sa mignonnerie ; il est donc naturellement plus adorable. »
Ye An penche la tête, et j'ai presque l'impression de voir un énorme point d'interrogation apparaître au-dessus de sa tête.
Les tigres et les koalas sont des espèces très mignonnes ! Cependant, si je devais choisir, je préférerais tout de même un panda.
Les informations révélées par le koala Ye An me permettent de tirer plusieurs conclusions. Ses deux parents sont des bourreaux de travail et ne lui accordaient pas suffisamment d'attention lorsqu'il était enfant. Ce manque d'affection le pousse à rechercher un contact étroit avec les autres. Cependant, sa personnalité principale ne lui permet pas de se montrer intime avec autrui ; c'est donc son autre personnalité qui enlace les gens lorsqu'il rencontre quelqu'un.
Sa charge de travail excessive épuise son corps, mais il refuse de reconnaître son besoin de repos. C'est ainsi qu'apparaît cette personnalité paresseuse, que l'on peut considérer comme un mécanisme de protection de son organisme.
Bien que j'aie acquis une première compréhension du koala Ye An, celle-ci demeure encore très limitée. J'ignore quel est le déclencheur du passage d'une personnalité à l'autre, voire s'il en existe un, et ces changements ne se produisent selon aucun rythme régulier. Aussi, après avoir tenté en vain de me dégager de son étreinte, je ne peux qu'attendre patiemment qu'il redevienne un tigre afin qu'il me relâche.
J'attends encore et encore. Lorsque vient enfin l'heure de quitter le travail, Ye An est toujours sous sa forme de koala et dort profondément, appuyé contre moi. Une de mes épaules est complètement engourdie à cause de lui et, depuis longtemps déjà, j'ai envie d'aller aux toilettes ; la situation est des plus inconfortables.
« Monsieur Ye, monsieur Ye ! » Je l'appelle plusieurs fois, sans parvenir à le réveiller. Que dois-je faire ? Dois-je le frapper pour le tirer de son sommeil ? Mais, qu'il soit un tigre ou un koala, c'est dans tous les cas un animal protégé ; je ne peux pas recourir à la violence.
Je décroche le téléphone dans l'intention d'appeler le docteur Renard à l'aide. Au moment même où je compose son numéro, le koala Ye An se réveille. Je le regarde et constate avec soulagement qu'il est redevenu un tigre.
Ye An me relâche aussitôt et se confond en excuses.
Ses joues ont laissé des marques rouges sur mon épaule. Il s'efforce de retrouver son masque de PDG autoritaire, mais paraît complètement décontenancé et ne cesse de s'excuser d'avoir dormi aussi longtemps. Il ne ressemble plus à un tigre ; il fait plutôt penser à un gros chat docile.
Il est vraiment adorable.
Partie 5
Par la suite, Ye An devient un habitué de la clinique. Dès qu'il a un peu de temps libre, il vient discuter avec moi.
Nous parlons de tout : de l'actualité, des potins sur les célébrités, mais aussi des difficultés que nous rencontrons dans notre vie quotidienne.
Ye An est un tigre doux et distingué. Avec moi, il ressemble davantage à un gros chat paresseux, toujours en train de se lécher les pattes, d'agiter doucement la queue et de ronronner. Je sais pourtant qu'il ne se comporte pas ainsi avec les autres. Au travail, il est énergique, résolu, digne du majestueux tigre qu'il incarne. Mais en ma présence, il baisse sa garde et ralentit le rythme effréné de son existence.
Je suis son psychologue ; auprès de moi, il se sent en sécurité.
Qu'il s'agisse d'un grand animal ou d'un petit, lorsqu'un être se sent en sécurité, il est naturellement plus enclin à baisser sa garde et à se détendre.
Chaque fois que nous discutons, Ye An finit par devenir un koala. Sous cette forme, il me serre contre lui jusqu'à s'endormir profondément, et j'attends qu'il se réveille et redevienne un tigre avant de quitter la clinique.
Ye An en est très embarrassé, mais, pour ma part, je n'y vois aucun inconvénient. Mon tarif horaire est, de toute façon, bien plus élevé que celui d'une chambre d'hôtel. De plus, les tigres et les koalas sont tellement adorables et, dans la vie de tous les jours, j'ai rarement l'occasion d'en voir.
Ye An me dit : « Vous aviez raison. J'ai subi énormément de pression au travail ces derniers temps et j'avais besoin d'un contact étroit avec quelqu'un. Depuis que je parle avec vous, mon autre personnalité n'est plus jamais réapparue ailleurs. »
Je lui réponds : « Dans ce cas, je suis votre sujet d'étude… Hum… En réalité, l'origine de cette seconde personnalité réside dans votre désir d'être proche des autres ; elle constitue également un mécanisme d'autodéfense de votre organisme. Tant que ce besoin profond sera satisfait, votre trouble s'atténuera progressivement. »
En prononçant ces mots, j'éprouve pourtant une légère déception. Une fois Ye An rétabli, je ne reverrai plus le koala.
Ye An déclare : « J'espère aller mieux le plus vite possible. Ce problème a déjà trop longtemps perturbé mon travail. »
Je réponds : « Votre santé mentale est plus importante que votre travail. Monsieur Ye, vous êtes encore jeune et de nombreuses choses vous attendent dans la vie. Vous n'avez donc pas besoin de consacrer toute votre existence au travail. »
Ye An demande, perplexe : « Mais que puis-je faire d'autre que travailler ? J'y ai souvent réfléchi, mais je ne parviens toujours pas à trouver une activité que je préférerais. »
Je suggère : « Peut-être pourriez-vous essayer de tomber amoureux ? Une relation amoureuse peut rendre la vie plus épanouissante. Vous auriez quelqu'un qui prendrait soin de vous, qui vous aimerait et qui vous rappellerait sans cesse de veiller sur votre santé. Ce serait bénéfique pour vous. »
Ye An hésite un instant avant de répondre : « Je n'ai jamais eu de relation amoureuse. Je trouve cela ennuyeux. »
Je lui souris : « Lorsque vous rencontrerez la personne que vous aimez, vous ne trouverez plus cela ennuyeux. »
Ye An me demande : « Et vous, docteur Yuan, êtes-vous en couple ? »
Je secoue la tête.
À mes yeux, tous les êtres humains sont des animaux. Je ne suis donc pas certain de pouvoir tomber amoureux de quelqu'un. En outre, ce sont les pandas géants que je préfère. Jusqu'à présent, je n'ai encore rencontré personne dont la forme animale est celle d'un panda géant.
Ye An tapote la table du bout des doigts. Il s'éclaircit la gorge avant de déclarer : « Alors… pourquoi ne tomberais-tu pas amoureux de moi ? »
« Moi… ??? »
Traducteur: Darkia1030
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