Political scheming - Chapitre 23 - Hé, moi non plus je ne l’aime pas.
Le lendemain était un jour de repos officiel. Comme il avait bu une demi-tasse d’alcool fort la veille au soir, Lu Ping dormit dormit profondément jusqu'à ce que le soleil soit déjà haut dans le ciel.
Après le déjeuner, il fouilla longuement dans ses coffres et ses armoires avant de retrouver enfin ce pendentif aux deux lapins que Yan Ren lui avait laissé. Il le rangea avec soin dans une bourse, avec le mouchoir de soie couleur rose que Yan Ren avait jeté du haut de la Maison Yuren lors de la nuit du festival Qixi.
Demain, lorsqu’il retournerait étudier au Pavillon du Tigre Blanc, il rendrait tout cela à Yan Ren. Ainsi, le malentendu serait définitivement dissipé.
Yan Ren ne l’aimait pas.
Et lui non plus ne l’aimait pas.
Lu Ping dit à Da Sheng : « À l’avenir, cesse de dire ce genre de choses sur le fait que le jeune maître Yan me traite d’une certaine manière ou d’une autre. Tout cela n’était qu’un malentendu. »
Da Sheng ne comprit pas : « Pourtant, ce qu’il vous a fait hier soir… »
« Il s’est aussi excusé auprès de moi. Que cela s’arrête ici. Désormais, nous n’avons plus aucun rapport avec le jeune maître Yan; mieux vaut rester le plus loin possible de lui » le coupa Lu Ping.
Il reprit alors ces livres de loisir qu’il n’avait plus ouverts depuis longtemps et passa tout l’après-midi dans son cabinet à lire le Shan Hai Jing (NT : « Classique des montagnes et des mers », antique ouvrage chinois mêlant géographie mythique et créatures fantastiques). Pourtant, plus il lisait, plus son esprit devenait agité; au final, il ne parvint à lire que trois pages.
C’est sûrement parce que mon cœur n’est pas calme, pensa Lu Ping.
Il demanda donc à Qiu Shui de lui préparer une théière de Maojian de Xinyang (NT : célèbre thé vert chinois). Après en avoir bu quelques gorgées, il réussit enfin à se replonger dans sa lecture.
Mais contre toute attente, cette nuit-là, il fut pris d’insomnie.
La lune était déjà montée très haut dans le ciel, et pourtant son esprit demeurait d’une limpidité parfaite.
L’esprit de Lu Ping était en désordre; quoi qu’il fasse, il se retournait sans cesse dans son lit sans parvenir à dormir. Il finit par se relever, enfila une cape et lut quelques pages sous la lumière des chandelles. Pensant que cela fatiguerait ses yeux, il retourna sous sa couverture et ferma les yeux, mais le sommeil refusait toujours de venir.
Il se releva encore une fois et s’exerça à deux modèles de calligraphie qu’il dédaignait d’ordinaire comme de vieilles chaussures usées. Ce ne fut qu’alors qu’il sentit enfin la fatigue l’envahir. Il retourna au lit et sombra dans un sommeil confus.
Dans sa torpeur, l’aube blanchissait déjà légèrement le ciel lorsque Da Sheng vint le réveiller pour partir au Pavillon Baihu
« Pourquoi les gens doivent-ils aller étudier ? » demanda Lu Ping.
Da Sheng fut incapable de répondre.
Lu Ping roula un coin de sa couverture entre ses doigts et dit : « Je n’irai pas aujourd’hui. Va prévenir Song Siyuan de mon absence; dis-lui que j’ai attrapé un refroidissement et éternué toute la nuit. »
Da Sheng acquiesça : « Très bien. »
Puis Lu Ping le rappela : « Attends. Surtout, n’exagère pas la gravité de la maladie, de peur que mon frère impérial ne s’inquiète pour moi. »
« Oui. »
Il se rendormit alors encore deux heures, jusqu’à ce que la chambre fût entièrement baignée de lumière.
Puis il se réveilla brusquement.
Aujourd’hui, il n’était pas allé en cours… Yan Ren n’allait tout de même pas croire qu’il essayait de l’éviter par gêne ?
Bon… il était effectivement un peu gêné. Même si ce n’était pas la principale raison, il ne pouvait tout de même pas laisser les autres imaginer n’importe quoi. Demain, il devait absolument se rendre au Pavillon Baihu, et surtout afficher une attitude parfaitement naturelle et détachée.
Le lendemain, Lu Ping se força enfin à se lever à l’heure habituelle. Il glissa dans sa manche la bourse contenant les objets qu’il voulait rendre à Yan Ren, puis prit la direction du Pavillon Baihu.
« Da Sheng, à ton avis, comment devrais-je lui parler ? »
« Hum… vous devriez sans doute attendre la fin des cours et trouver un endroit calme pour lui parler en privé. »
« Mais y a-t-il seulement un endroit calme autour du Pavillon Baihu ? »
Tout en se tourmentant intérieurement, Lu Ping franchit les portes du Pavillon juste à temps.
Le froid était mordant dans la salle d’étude littéraire, chacun s’était emmitouflé au point de ressembler à un bloc de tofu enveloppé. Pourtant, la place de Yan Ren était vide.
Lu Ping resta aussitôt figé : « Où est le jeune maître Yan ? »
En entendant cela, Lu Qiang renifla froidement : « Je n’en sais rien non plus. »
Le cœur de Lu Ping se serra. « Est-il venu hier ? »
« Bien sûr. Il a même demandé au petit eunuque qui t’accompagne comment allait ta maladie ! »
Celui qui parlait était He Xinbai, assis devant lui. Appuyé sur son bras, il salua Lu Ping avec un sourire : « Bonjour, neuvième prince ! »
À l’instant où il revit le visage de He Xinbai, Lu Ping se remémora la scène du salon privé à la Maison Yuren et eut aussitôt envie de détourner les yeux. Il regagna sa table d’étude, perplexe de l’absence de Yan Ren.
Hier, Lu Ping avait demandé congé; aujourd’hui, Yan Ren comptait-il lui aussi sécher les cours ?
Se pouvait-il qu’il ne veuille pas le voir ?
Le cœur de Lu Ping était partagé entre mille émotions contradictoires. Toute la longue explication raisonnable et convenable qu’il avait préparée devenait soudain inutile.
Yan Ren n’avait pourtant envoyé personne pour annoncer son absence et Song Siyuan ne sembla même pas s’en soucier. Peut-être pensait-il qu’en plein hiver, avoir du mal à sortir du lit était normal, et que Yan Ren avait de toute façon toujours fait ce qui lui plaisait; même en lui demandant des explications, on n’en tirerait rien.
Ce ne fut que le troisième jour que Lu Ping revit enfin Yan Ren dans la salle d’étude littéraire.
Yan Ren discutait avec animation avec Fu Yi et He Xinbai. Dès que Lu Ping s’assit, Yan Ren tourna immédiatement la tête vers lui. Sa posture demeurait aussi nonchalante qu’à l’accoutumée, mais l’amusement moqueur qui brillait autrefois dans ses yeux avait disparu.
Lu Ping esquissa un sourire embarrassé : « Tu n’es pas venu hier ? »
Yan Ren marqua une pause, puis demanda en retour : « Toi, tu es venu ? »
« … » Lu Ping acquiesça.
Le silence retomba entre eux.
Au bout d’un moment, Yan Ren releva légèrement les lèvres avec désinvolture : « Je me suis réveillé trop tard, alors je ne suis pas venu. »
C’était une raison si naturelle que cela correspondait parfaitement au caractère de Yan Ren.
Ils n’avaient guère quoi se dire. Lorsque Song Siyuan arriva pour donner le cours, aucun des deux ne prononça plus un mot.
Durant les deux pauses au milieu des leçons, He Xinbai et Fu Yi passèrent leur temps à enlacer Yan Ren par les épaules tout en bavardant avec entrain.
Comment pouvaient-ils avoir autant de choses à dire ?
Lu Ping serra son livre contre lui et poussa intérieurement un long soupir.
À l’approche de midi, les cours furent levés. Lu Ping demeura pourtant assis devant sa table d’étude. Lorsque He Xinbai héla Yan Ren pour partir, il prit enfin son courage à deux mains et l’appela : « Jeune maître Yan eur, veuillez attendre un instant. »
Yan Ren parut assez surpris et lui adressa un sourire.
Fu Yi comprit aussitôt qu’ils avaient quelque chose à se dire; il entraîna donc He Xinbai dehors avec lui.
Une fois tous les autres partis, il ne resta plus qu’eux deux dans la salle d’étude littéraire. La formule soigneusement préparée par Lu Ping — « Pourrions-nous parler un instant à l’écart ? » — ne servit finalement à rien. Puisqu’ils étaient déjà seuls, autant parler ici.
Il se leva et sortit de sa manche la petite bourse qu’il tendit à Yan Ren.
Yan Ren ne la prit pas. Pourtant, un sourire apparut sur son visage : « Son Altesse veut m’offrir quelque chose ? Dans ce cas, il ne faudra pas reprocher à Zikeng de se méprendre encore. »
Lu Ping se troubla aussitôt et rougit vivement : « Non ! Je te rends simplement ceci. »
L’expression de Yan Ren changea légèrement; son sourire disparut. « Me rendre ceci ? »
Il prit enfin la bourse des mains de Lu Ping et l’ouvrit. Le pendentif aux deux lapins ainsi que le mouchoir de soie noué en forme de rose tombèrent dans sa paume.
Lu Ping toussota légèrement : « Ce pendentif avait pris un peu la poussière, je l’ai nettoyé. Quant au mouchoir, je ne l’ai pas lavé. Puisque… puisque ces objets me sont parvenus par accident, il est naturel de les rendre au jeune maître. »
« … Très bien », répondit Yan Ren d’une voix sans joie ni tristesse. « Merci, Altesse. »
« Il n’y a pas de quoi. »
Lu Ping resserra involontairement son chauffe-mains contre lui et souffla un peu de buée, feignant d’avoir très froid. Le nuage blanc flotta devant lui dans l’air glacé; il essayait maladroitement de rompre l’embarras qui régnait entre eux.
Yan Ren dit : « Ce jade a bien été envoyé à Son Altesse par l’intermédiaire de Zong Yun, mais il avait mal compris mes intentions. »
Après un instant de réflexion, il ajouta : « Maintenant que j’y pense, la personne qui avait demandé des informations sur mes déplacements dans ma demeure devait être la huitième princesse. »
Lu Ping sentit un poids quitter son cœur. « Alors tout s’explique clairement désormais. »
« Oui » répondit Yan Ren.
Lu Ping insista : « Je ne t’aime pas, et toi non plus tu ne m’aimes pas. Cela ne fait aucun doute. »
« Oui. »
« Ainsi… Il n'y aura plus de malentendu à l’avenir. »
« mm. »
« … »
La conversation s’essouffla, sombrant dans un autre silence pesant.
L’air autour d’eux semblait soudain devenu trop mince, il lui était presque impossible de respirer. Un vent glacial traversa la salle; lorsqu’il baissa la tête, les mèches de cheveux devant son front furent soulevées et vinrent couvrir ses yeux. Il ne chercha pas à les remettre en place, il replia simplement les bras contre lui et renifla légèrement avant de dire : « Je ne retiendrai donc pas davantage le jeune maître. Je te souhaite bon retour. »
Il ne distinguait pas clairement le visage de Yan Ren, il le vit seulement ranger la bourse avant de joindre les mains en salut : « Je prends congé. »
Lu Ping acquiesça, puis regarda Yan Ren se retourner et s’éloigner vers la porte.
Quel froid…
Un froid si mordant que même son cœur semblait trembler.
Au point que Lu Ping ne put retenir l’élan soudain qui le poussa à crier : « Attends ! »
Yan Ren s’arrêta et se retourna vers lui.
Lu Ping avait l’impression qu’il restait encore quelque chose à dire, que leur échange ne pouvait pas se limiter à ces quelques phrases. Pourtant, il était incapable de se rappeler quoi exactement.
Après avoir longuement hésité, craignant que Yan Ren ne s’impatiente, il baissa de nouveau la tête avec découragement : « Finalement… oublie cela … tu peux partir. »
Yan Ren hocha la tête et reprit son chemin.
Lu Ping demeura immobile, tenant son chauffe-mains entre ses mains, avant de se rendre compte que les braises à l’intérieur étaient déjà froides depuis longtemps. Il fallait qu’il retourne rapidement au pavillon Cangzhu pour déjeuner.
« Son Altesse se rétablit-t-elle de son refroidissement ? »
La voix de Yan Ren retentit soudain au loin.
Lu Ping releva la tête avec surprise et aperçut Yan Ren arrêté très loin, à l’entrée du Pavillon Baihu, lui souriant de là-bas.
Il fit malgré lui quelques pas en avant et répondit d’une voix forte : « Je suis complètement rétabli ! »
Yan Ren lui fit encore un signe de la main : « Si le neuvième prince considère toujours Zikeng comme un ami, alors, à l’avenir, s’il rencontre quelque difficulté que ce soit, qu’il n’hésite pas à venir me trouver ! »
Lu Ping resta un instant figé. Quelque chose sembla soudain se dénouer dans son cœur. Il sourit et acquiesça : « D’accord. »
Il vit Yan Ren claquer des doigts — du moins c’est ce qu’il lui sembla — avant que celui-ci ne se retourne et ne s’éloigne tranquillement.
Yan Ren avait promis d’aider Lu Ping à révéler la fraude de Lu Zhi lors de l’examen littéraire. De manière inattendue, à peine quelques jours plus tard, une agitation éclata effectivement à la cour.
Celui qui avait déposé un mémoire de censure à l’empereur appartenait en réalité à la faction des fonctionnaires « intègres ». On racontait qu’il nourrissait depuis longtemps une rancune contre Zhang Shang à cause d’une affaire ancienne.
Dès que la nouvelle de l’amitié entre Lu Fang et le fils de Zhang Shang se répandit, ce fonctionnaire adressa aussitôt un mémoire accusant à la fois Zhang Shang et Lu Fang.
Après la séance de cour, l’empereur convoqua immédiatement Lu Fang. Il lui remit plusieurs copies d’examens précédents de l’Académie impériale et lui ordonna de les refaire sur-le-champ. Mais Lu Fang s’en sortit lamentablement.
L’empereur entra aussitôt dans une grande colère. Il lui infligea une retenue sur ses revenus en grain (NT : allocation officielle des nobles et fonctionnaires) et l’obligea à rester enfermé dans son palais à méditer sur ses fautes; il ne pourrait ressortir qu’après avoir entièrement recopié le Livre des rites.
Cette punition paraissait sévère en apparence, mais elle ne touchait pas réellement l’essentiel. De plus, Lu Zhi ne fut nullement impliqué et ne subit aucune conséquence.
Da Sheng en était furieux : « Le troisième prince n’a absolument rien eu, c’est vraiment insupportable ! »
Lu Ping réfléchit un instant avant de répondre : « Lu Zhi ne fréquente pas ouvertement ces gens-là, et ses résultats au Pavillon Baihu ne sont pas mauvais; il est donc naturellement difficile de l’accuser. Cependant… l’Empereur doit certainement commencer à se méfier de lui. »
La neige tombée la veille n’avait pas encore fondu. Sur la pelouse devant le pavillon Cangzhu s’était formée une couche de glace blanche et translucide qui reflétait faiblement la lumière hivernale. Qiu Shui et Zhile grimpèrent à une échelle pour recueillir l’eau de neige accumulée sur les feuilles de bambou.
Lu Ping les regarda d’un air absent et murmura : « … Assis, je regarde les bambous verts se changer en branches de jade… recouvrant toutes les mauvaises bifurcations du monde humain. »
(NT : Extrait du poème Dui Xue, (Face à la neige) du poète Gao Pian, de la dynastie Tang. Le dernier vers exprime l’idée que la neige efface momentanément les laideurs, les dangers et les conflits du monde humain)
Da Sheng lui tendit une tasse de thé tout juste infusé. Ce ne fut qu’alors qu’il revint à lui. «Mon frère impérial va se marier, quel cadeau devrais-je lui offrir ? »
« La date a été fixée ? » demanda Da Sheng.
Ces derniers temps, la troisième demoiselle de la famille Fu, Fu Yu, venait plus fréquemment au palais pour distraire l’impératrice, et elle avait également rencontré Lu Jing à plusieurs reprises. Le mariage du prince héritier était une affaire d’État qui nécessitait l’approbation de nombreuses parties ; selon Lu Jing, l’empereur et les ministres avaient provisoirement fixé la cérémonie au vingt-et-unième jour du onzième mois lunaire.
« Quoi qu’il arrive, le mariage aura certainement lieu avant la fin de l’année » dit Lu Ping en buvant une gorgée de thé brûlant.
Da Sheng soupira : « Mais il fait tellement froid en cette saison. »
« On dit qu’en se mariant avant le Nouvel An, les fêtes seront plus animées », répondit Lu Ping avec un soupir. « Franchement, je ne comprends pas en quoi le fait de se marier rend les célébrations plus joyeuses. Cela ajoute surtout quantité de cérémonies compliquées et il faut encore rencontrer des parents qu’on n’a jamais vus auparavant, c’est épuisant… Mais quelqu’un comme mon frère impérial saura certainement gérer cela parfaitement. »
Un cri soudain retentit dans la cour, suivi d’un grand bruit sourd.
Lu Ping regarda en direction du tumulte et vit Zhi Le étalée de tout son long dans la neige. Qiu Shui descendit précipitamment de l’échelle pour venir l’aider à se relever, mais Zhi Le éclata de rire. À côté d’elle, le pot en terre cuite était déjà renversé, et l’eau qu’ils avaient péniblement recueillie s’était répandue, n’en laissant plus qu’une petite partie. Pourtant, ni l’une ni l’autre ne semblaient s’en soucier : elles se roulaient dans la neige, riant et jouant.
Lu Ping ne put s’empêcher de rire à son tour. La tristesse qui assombrissait son front se dissipa comme la vapeur s’échappant d’une tasse de thé chaud.
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Lettre de Yuan Shan
À Liu An :
Au cœur du parfum délicat des pruniers d’hiver, j’ai reçu votre lettre, empreinte de la senteur subtile des orchidées.
Bien que mon cœur connaisse la joie en abondance, les élans de désir restent rares. Peu de choses procurent une véritable satisfaction à mon esprit, et rien ne parvient à combler le vide qui persiste en moi.
En réfléchissant à la racine de cette solitude, je ressens une tristesse semblable à la vôtre, une compréhension silencieuse au plus profond de mes pensées.
Je vous suis profondément reconnaissant pour vos encouragements sincères. Puissiez-vous avoir la force de dissiper les nuages et de contempler la lune claire au-delà, trouvant ainsi la clarté que vous recherchez.
Puissiez-vous rencontrer la personne destinée à marcher à vos côtés et que le chemin qui s’ouvre devant vous vous mène à l’accomplissement.
Avec le plus profond respect,
Liu An
Traduction: Darkia1030
Check: Hent_du
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