DPUBFTB - Chapitre 127 - Élever un gros chat dans l'apocalypse (6)

 

Braqueur, arme,combattre le poison par le poison

 

 

Yan Lanlan les invita à se réfugier dans l’entrepôt.

Son idée était que, si Chi Xiaochi et les autres lui donnaient un coup de main, les rats pourraient être chassés sans difficulté.

Rester à l’intérieur serait toujours plus sûr que rester dehors, d’autant plus qu’il y avait suffisamment de nourriture et d’eau à disposition.

Chi Xiaochi déclina poliment : « Non. »

Car très bientôt, cet entrepôt allait subir le pillage des affamés, et il ne serait pas sûr du tout.

Yan Lanlan dit : « Alors allons au moins prendre quelque chose à manger. Quand le jour se lèvera, je rembourserai le patron avec mon salaire. »

Chi Xiaochi ne lui dit pas que, pour les anciens humains, il n’y aurait déjà plus de lever du jour.

Il répondit : « Les rats transmettent des maladies. Si l’on se fait mordre, il n’y aura même plus d’endroit où faire une injection antitétanique. Mieux vaut ne pas prendre ce risque. Venez avec nous. »

Chi Xiaochi se rendit d’abord dans plusieurs pharmacies indiquées sur la carte.

Pour l’instant, la plupart des gens pensaient seulement à piller nourriture et eau ; personne n’avait encore réfléchi à la question du « stockage de médicaments ».

Chi Xiaochi prit sans difficulté une partie des antibiotiques, et emporta même quelques comprimés de vitamine C.

Il se souvenait en effet que mère Ding souffrait facilement d’ulcérations buccales.

Au cours du long hiver à venir, ces médicaments seraient des trésors qu’aucune fortune ne pourrait acheter.

La dernière pharmacie où il se rendit se trouvait à vingt mètres du bureau municipal de la sécurité publique municipale.

C’était un choix délibéré de sa part.

Après avoir pris un lot d’antibiotiques, il sortit, tourna à droite et entra directement dans le bureau municipal.

Toute la ville était plongée dans le chaos ; les appels d’urgence étaient trop nombreux. Toutes les forces de police disponibles avaient été déployées, et ceux qui restaient, incapables de supporter le froid, s’étaient réfugiés dans leurs véhicules en se frottant les mains pour se réchauffer.

Le système de sécurité autrefois imprenable n’était plus qu’un tas de ferraille, ce qui permit à Chi Xiaochi d’entrer facilement.

Lors de la période la plus violente de la catastrophe, Ding Qiuyun était déjà venu ici. Mais à ce moment-là, l’arsenal avait été complètement pillé. Il ne restait que quelques armes à énergie laser dont la charge était épuisée, et le système de recharge automatique avait cessé de fonctionner depuis longtemps.

Même en les emportant, ces objets n’auraient servi qu’à impressionner l’ennemi ; en combat réel, ils n’auraient permis que de se faire battre et de courir partout en hurlant sur toute la carte.

Ding Qiuyun les avait tout de même emportés. Plus tard, il les avait transformés en lampes torches, spécialement destinées à effrayer les créatures sensibles à la lumière.

En entrant dans l’arsenal, Chi Xiaochi regarda autour de lui et laissa échapper un long soupir.

La part du sang appartenant à Ding Qiuyun se mit à bouillir avec un sifflement, car tout l’entrepôt était rempli d’armes à feu et de munitions suspendues aux murs, à disposition de qui voulait les prendre.

L’air était chargé d’une légère odeur de métal bleui au feu et de l’arôme un peu âcre de l’huile pour armes.

Chi Xiaochi décrocha près de lui une douzaine de grenades de la taille de petits melons parfumés. En les tenant dans ses mains, il ressentit même l’envie de les embrasser.

Chi Xiaochi négocia avec Ding Qiuyun à l’intérieur de lui : « Hé, grand frère, calme-toi. Si tu les aimes vraiment, ce soir tu pourras étendre une caisse de munitions comme un kang (NT: lit chauffé traditionnel) et dormir dessus. Commençons par les transporter. »

Chi Xiaochi ne connaissait rien aux armes ; cette fois, il rendit donc le contrôle du corps à Ding Qiuyun pour qu’il choisisse lui-même.

Dans d’autres domaines, Ding Qiuyun était toujours franc et généreux ; mais dès qu’il voyait des armes, il perdait tout contrôle. Il fouilla presque avec avidité chaque coin de l’entrepôt, empilant autour de lui tout ce qui pourrait un jour servir.

Il ne pouvait s’empêcher de murmurer : « Avec ceci, Lanlan ne serait pas morte. »

« Si je n’avais pas utilisé un tromblon (NT : niaochong, ancien fusil rudimentaire), je n’aurais pas accidentellement blessé la jambe de Xiao Sun… »

« Il manquait seulement quelques balles, seulement quelques-unes… j’aurais pu sauver Lao Jing. »

Le nom de chaque personne morte avait roulé mille et dix mille fois dans son cœur, jusqu’à devenir des stèles gravées dans la chair et le sang de Ding Qiuyun.

Portant sur lui les stèles de deux vies, il serrait les dents malgré tout et avançait, supportant volontairement cette épreuve.

Après que Ding Qiuyun eut fait son choix, Chi Xiaochi commença à organiser les armes avec méthode.

Les bandes de balles dorées furent empilées, remplissant six grandes caisses ; sous la lumière de la lampe torche, elles reflétaient l’éclat du laiton. Les grenades étaient rangées serrées dans les caisses, chacune grosse comme un poing. Trois ou quatre pistolets-mitrailleurs étaient portés en bandoulière dans le dos de Chi Xiaochi ; le canon glacé donnait pourtant une étrange sensation de chaleur et de sécurité.

061 convertit consciencieusement toutes les armes en données une à une.

Chi Xiaochi fronça légèrement les sourcils : « Professeur Six, ce n’est pas nécessaire. Je peux transporter les objets moi-même. »

061 répondit : « C’est lourd. »

Chi Xiaochi dit : « Toutes les intelligences artificielles du monde devraient être entrées en silence maintenant. Si tu manipules trop fréquemment les données, tu attireras leur attention. »

061 laissa échapper un léger rire.

À cet instant précis, dans un endroit que Chi Xiaochi ne pouvait pas percevoir, le pare-feu de 061 sonnait sans cesse l’alarme : un virus anormal lançait attaque après attaque.

Tout en aidant Chi Xiaochi à convertir les armes, 061 analysait les informations renvoyées par le pare-feu et mettait continuellement à jour et optimisait ses défenses. Il composa rapidement un nouveau segment de données virales à partir des informations connues, prêt à lancer une contre-transmission du virus.

Mais ce que Chi Xiaochi pouvait entendre, ce n’était que son rire chaleureux et agréable.

Il insista : « C’est trop lourd. Laisse-moi faire. »

Chi Xiaochi soupira avec impuissance : « Professeur Liu… »

061 l’interrompit doucement : « Xiaochi, maintenant j’ai la capacité de bien prendre soin de toi, et aussi la capacité, pour toi, de bien prendre soin de moi-même. Fais-moi confiance. »

Dès que ces mots furent prononcés, tous deux restèrent figés.

061 trouva que ces paroles lui étaient venues trop naturellement, comme si cette phrase avait été répétée mille et mille fois au fond de son cœur, attendant seulement d’être dite à une personne.

Quant à Chi Xiaochi, la pointe de son cœur trembla brusquement ; le sang chaud lui monta à la tête, si bien que ses oreilles devinrent rapidement brûlantes.

Le petit léopard, qui ne quittait jamais Chi Xiaochi, était perché sur son épaule. Voyant l’oreille soudain rougir, il s’en montra fort intrigué : il s’approcha et la lécha doucement.

Sa langue granuleuse effleura le lobe de l’oreille, arrachant un frisson à Chi Xiaochi. Il revint alors à lui, se retourna et piqua du doigt le bout du nez du petit léopard pour lui signifier de ne pas faire de bêtises.

Le petit léopard pressa son museau chaud contre son cou, essayant de loger son petit corps dans le creux de la clavicule de cette enveloppe corporelle.

Pendant que Chi Xiaochi, accompagné de Ding Qiuyun, commençait une nouvelle série de sélections, 061 concentra son esprit, perfectionna le module d’intrusion et le module de mémoire résidente, et modifia intensivement les données virales transmises par le pare-feu.

Une fois tout prêt, 061 ouvrit le pare-feu et laissa volontairement le virus μ envahir le système.

Avant même que le virus μ n’atteigne le centre de contrôle, il fut broyé en fragments par un nouveau virus μ, bien plus puissant, et tomba en paralysie, incapable de fonctionner normalement.

061 enveloppa soigneusement ce cadeau viral dans un papier d’emballage nommé « information de retour », puis le renvoya par le même chemin.

Après avoir accompli tout cela, 061 se détendit enfin et laissa échapper un soupir satisfait.

Ce soupir, chaud et séduisant, fit picoter les oreilles de Chi Xiaochi.

Il porta la main à la pointe de son oreille et la frotta : « Qu’y a-t-il ? »

061 répondit en souriant : « Rien, tout est normal. »

Après la troisième tournée de pillages, Ding Qiuyun se sentit enfin rassuré.

Il avait déjà vidé la moitié du dépôt d'armes, et pour lui, des armes capables de protéger les gens apportaient bien plus de satisfaction qu’une abondance de nourriture et d’eau.

Chi Xiaochi prit deux pistolets laser courts et les glissa à sa ceinture, puis se dirigea vers la sortie.

Lorsqu’il arriva à la porte du poste de police, il vit un jeune homme à la frange épaisse parler avec agitation au père Ding.

Le père Ding était sorti du siège conducteur, les mains levées bien haut, essayant de le persuader de partir.

Mais le jeune homme n’écoutait rien. Brandissant un couteau de cuisine, il cria : « Arrête de me raconter des conneries qui ne servent à rien ! Descends de la voiture ! Donne-la-moi ! »

La petite nouvelle humaine appelée He Wanwan regardait ce parfait inconnu à l’air féroce avec stupeur.

Elle ne s’était pas encore remise de son chagrin et ne comprenait pas vraiment pourquoi le monde qu’elle avait mis huit ans à connaître avait changé ainsi en une seule nuit.

Yan Lanlan, assise elle aussi à l’arrière de la voiture, grinçait des dents d’impatience. Elle tenait un extincteur désormais vide et réfléchissait à la manière de sortir et à l’angle sous lequel frapper ce voleur de grand chemin pour le blesser sans l’estropier, lui faire mal sans le tuer.

Le jeune homme était manifestement un habitué de ce genre de choses ; il avait déjà profité du chaos pour voler quantité d’objets.

Mais il était tout aussi évident qu’il n’avait guère le sens du discernement.

Ses poches étaient pleines de billets multicolores et de cartes de crédit diverses ; dans le froid glacial de la fin du monde à venir, même les brûler pour se réchauffer ne serait guère rentable.

Après avoir pillé bien des objets inutiles, il avait enfin trouvé une cible un peu plus constructive.

Dans cette voiture, il n’y avait que deux personnes d’âge mûr et une jeune fille qui paraissait délicate et un peu naïve. Bien que le vieil homme répétait que son fils, ancien soldat, reviendrait bientôt et lui demandait de partir au plus vite, le jeune voyou n’y voyait qu’une fanfaronnade.

Le jeune homme s’emporta : « Arrête de me mener en bateau ! Descendez tous de la voiture, sinon je— »

Chi Xiaochi arriva par derrière. Tenant la crosse du pistolet à l’envers, il asséna un coup net et horizontal, frappant le jeune homme maigre comme un singe. Celui-ci tourna sur lui-même trois fois sur place avant de se tenir la tête en hurlant.

Chi Xiaochi fit jouer son poignet et demanda au père Ding : « Vieux Ding, qu’est-ce qu’il voulait ? »

Mais en apercevant le couteau dans la main du jeune homme, il perdit aussitôt l’envie d’en savoir davantage : « Laisse tomber, ce n’était sûrement pas pour demander son chemin. »

Puis il lança un regard au jeune homme : « Dégage. »

Terrifié, le voleur s’enfuit en trébuchant, oubliant même son couteau de cuisine, protégeant sa tête d’une main et serrant de l’autre la poche pleine d’argent et de cartes.

D’un seul coup, Chi Xiaochi lui avait fait « lâcher son équipement ».

Il se pencha pour ramasser le couteau de cuisine et l’examina. Il devait lui aussi être volé : la lame en acier fin était toute neuve, jamais utilisée.

Il dit à 061 : « Confisqué. Justement, je n’avais pas acheté de couteau de cuisine. »

061 sourit. Il trouvait Chi Xiaochi particulièrement adorable : il savait vraiment bien vivre au quotidien.

Remarquant que Chi Xiaochi tenait un pistolet d’une main et un couteau de l’autre, la mère Ding fut effrayée : « Qiuyun, ce genre de chose, il ne faut pas le prendre. »

Chi Xiaochi n’osa pas dire qu’il portait encore sur lui la moitié d’un arsenal. Il s’assit dans la voiture et expliqua : « Je l’emprunte pour me défendre, afin d’éviter de rencontrer encore ce genre de personne. »

La mère Ding voulut encore dire quelque chose, mais le petit léopard poussa soudain un nouveau petit cri. Sa voix douce et plaintive attendrissait immédiatement le cœur.

Chi Xiaochi lui caressa le petit ventre : « Tu as faim ? »

Le petit léopard se blottit dans ses bras.

Chi Xiaochi soupira : « Hé, ne gratte pas comme ça, je n’ai pas— ah… »

Il inspira brusquement et posa le petit fauteur de troubles sur ses genoux, puis sortit un biberon de son sac.

Dans le thermos, il restait encore beaucoup d’eau chaude. Il en versa un peu pour le père Ding, la mère Ding, Yan Lanlan et He Wanwan. Avec le reste, il prépara du lait de brebis en poudre, ajouta de l’huile de foie de poisson, mélangea le tout dans un biberon spécial pour animaux de compagnie, secoua bien, testa la température et, une fois sûr qu’elle convenait, plaça la tétine dans la bouche du petit léopard.

Celui-ci se coucha sur le dos, serrant le biberon un peu plus grand que lui, et téta avec enthousiasme.

Pour la première fois de sa vie, Yan Lanlan voyait quelqu’un fuir non seulement avec un animal, mais aussi avec tout l’équipement de vie de celui-ci.

Elle dit avec admiration : « Ton chat doit coûter très cher, non ? »

He Wanwan, qui jusque-là ne parlait à personne, répliqua soudain : « C’est un chien. »

Ainsi, une grande et une petite enfant se mirent à pointer du doigt Mei Laoban et entamèrent une discussion animée et amicale pour déterminer s’il s’agissait d’un chat ou d’un chien.

Chi Xiaochi, qui connaissait la véritable identité de Mei Laoban, écoutait tranquillement leur débat.

Pour ne pas éveiller de soupçons, il avait aussi rapporté un peu de nourriture, afin que tout le monde puisse manger quelque chose, reprendre des forces et rester lucide.

Pendant ce temps, 061 demanda de nouveau à Chi Xiaochi comment il comptait s’occuper de Gu Xinzhi.

Survivre dans l’apocalypse était une chose ; accomplir la mission en était une autre.

061 pensait que la meilleure solution serait de trouver Gu Xinzhi avant que tout ne se produise et de l’intégrer à leur groupe : cela renforcerait l’équipe et éviterait qu’il ne soit recruté plus tard par les nouveaux humains pour servir l’intelligence artificielle.

…Cette idée n’avait en apparence aucun défaut, sauf qu’elle était un peu répugnante et comportait certains risques pour la sécurité.

Après tout, quelqu’un d’émotionnellement froid, doté d’un désir de contrôle et de possession extrêmement fort envers ce qu’il aimait, était trop instable. Il pourrait facilement basculer à l’extrême et constituer une menace potentielle pour la sécurité de l’équipe.

Lorsque 061 eut exposé son idée, Chi Xiaochi leva un sourcil : « Ton idée est bonne. »

Sur ces mots, il utilisa d’abord une carte avancée de compression temporelle, puis lança une nouvelle carte de capacité. Conformément aux instructions, il immergea cette carte dans la mémoire de Ding Qiuyun et en extraya un fragment complet de souvenir.

« Mais… j’ai une idée encore plus audacieuse. »

Nom : Carte de contrôle de rêves.

Durée : 3 minutes.

Nombre : 1

Qualité : excellente

Type : objet à usage unique

Points d’échange requis : 10 points de faveur (3 points de regret)

Description : «Un rêve de Nanke, rêvant de manger toutes sortes de délices, dormant jusqu'à l'heure de manger. » (NT : allusion à l’idiome « un rêve de la branche du sud », qui signifie qu’une gloire ou une expérience entière n’est qu’un rêve illusoire ; la phrase évoque le fait de rêver d’un festin et de se réveiller lorsque, dans le monde réel, le repas est déjà prêt).

…La fonction de cette carte était communément appelée : « dans un rêve, tout existe ».

Chi Xiaochi avait échangé de nombreuses cartes, mais c’était celle qu’il utilisait le plus souvent. La première raison était son prix peu élevé ; la seconde, sa grande utilité. Parfois, lorsqu’il souhaitait simplement une nuit de sommeil paisible, il utilisait cette carte sur lui-même et réglait le rêve sur un espace vide, de sorte qu’aucun rêve ne venait le troubler.

Par précaution, Chi Xiaochi avait accumulé un grand nombre de cartes de contrôle de rêves dans le monde précédent, afin de parer à toute éventualité.

À présent, ce stock pouvait enfin servir.

Après un court repos, Chi Xiaochi sortit de la voiture, sortit la clé et démarra la moto, puis partit avec l’automobile dans l’immensité de la nuit.

La neige commença à tomber. Le petit léopard, allongé sur son épaule, se glissa dans sa veste de protection contre le froid, réchauffant Chi Xiaochi de sa propre chaleur corporelle, tout en écoutant attentivement les battements de son cœur tout proches.

L’un des centres d’intelligence artificielle de la ville avait déjà cessé presque toutes ses fonctions, ne conservant que les capacités les plus élémentaires d’envoi et de réception.

Le virus μ fit fermer un à un les terminaux d’intelligence artificielle encore en fonctionnement, et chacun d’eux renvoya au centre émetteur du virus μ un message signalant qu’il avait été forcé de s’arrêter.

Lorsque le centre reçut un message de fermeture qui paraissait pacifique, il choisit automatiquement de l’accepter.

Le pare-feu se mit aussitôt à hurler d’alarme, indiquant : intrusion virale.

Mais il était déjà trop tard.

Le centre n’eut même pas le temps d’émettre un signal de doute qu’il fut submergé par un puissant virus paralysant et par un téléchargement massif de fichiers. Il planta immédiatement, et sa fonction d’émission fut temporairement désactivée, l’empêchant d’envoyer le moindre message.

Un avatar de petit léopard doux et potelé occupa toutes ses pages, levant une petite patte pour saluer affectueusement l’intelligence artificielle centrale.

Peu après, le centre reçut un avertissement envoyé par une intelligence artificielle de niveau supérieur : « Veuillez entrer en latence. Je répète : veuillez entrer en latence. »

Le centre voulut envoyer une demande d’erreur pour expliquer la situation, mais il ne pouvait rien faire : le virus l’avait déjà complètement contrôlé.

Après un premier avertissement resté sans réponse, l’intelligence artificielle supérieure conclut qu’il s’agissait d’une autre intelligence artificielle « rebelle » et envoya directement l’ordre d’arrêt forcé du fonctionnement.

…C’est-à-dire un autre virus μ.

Une seconde avant l’intrusion du virus μ, le virus du petit léopard cessa son activité.

Le centre fut envahi par le virus μ et tomba dans un silence permanent.

Quant au virus du petit léopard, après avoir agité la patte pour dire « au revoir » à l’intelligence artificielle centrale, il revêtit de nouveau le déguisement d’un « message de fermeture » et remonta automatiquement la ligne, se dirigeant vers l’intelligence artificielle supérieure qui avait arrêté le centre et envoyé le virus μ.

 

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L'auteur a quelque chose à dire :

Maris travaillant ensemble pour s’opposer aux autres, extrêmement heureux √

 

Traduction: Darkia1030

 

 

 

 

 

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