Panguan -Chapitre 72 – Le maître de la cage

 

« Tu n'as jamais défait une formation de Bu Ning… Comment peux-tu savoir comment en ouvrir le point nodal ? »

 

Pourtant, toutes ces choses que, jadis, il qualifiait d'un simple « petit détail » d'un ton désinvolte étaient, en réalité, des événements d'une importance capitale.

« En vérité, il y a une chose qui m'a toujours intrigué. » Xie Wen gardait les yeux baissés sur Wen Shi. Lorsqu'il prit la parole, sa voix était lente et douce, comme une caresse destinée à l'apaiser.

Il marqua un temps avant de relever les yeux vers Zhang Lan et Zhang Yalin. « Toutes ces légendes qui décrivent ces événements comme des prodiges capables de bouleverser le ciel et la terre, presque surnaturels… d'où les tenez-vous ? »

Zhang Lan resta un instant interdite. « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Vos ancêtres se les sont transmises de génération en génération ? »

Zhang Yalin resta sans voix. « Tu... »

Zhang Lan, elle, répondit avec une expression pleine d'incompréhension : « Mais qu'est-ce que tu racontes ? Ce n'est pas un peu irrespectueux envers les ancêtres ? Les ancêtres de notre famille ne sont-ils pas aussi les tiens ? »

Xie Wen esquissa un sourire. « Tu peux toujours demander à tes ancêtres s'ils le reconnaissent. »

Les jolis sourcils de Zhang Lan se froncèrent. Instinctivement, elle balaya les autres du regard et remarqua que Lao Mao l'observait avec une expression étrangement difficile à déchiffrer. Cela la troubla autant que cela l'agaça. Dès qu'il était question de Xie Wen, cela revenait inévitablement à évoquer sa mère, Zhang Wan, comme si l'on exposait les affaires de la famille Zhang aux yeux de tous.

« Cette remarque n'a aucun intérêt, le malade. » dit Zhang Lan. « Les querelles d'une génération n'ont pas à être reportées sur toutes celles qui suivent. Et même en admettant le contraire, tu pourrais changer d'ancêtres, toi ? »

À ces mots, l'expression de Lao Mao devint encore plus étrange.

Zhang Lan : « ... »

Zhang Lan eut le réflexe de lui demander pourquoi il la regardait ainsi, mais son instinct lui souffla qu'elle n'obtiendrait certainement pas une réponse agréable. Elle préféra donc changer de sujet. « Pourquoi reparler de ces légendes, tout d'un coup ? »

Mais Xie Wen s'était déjà éloigné. Il ne répondit pas. Il cassa une branche à moitié desséchée sur un arbre voisin, puis demanda à Xiao Hei : « Tu disais tout à l'heure que tu cherchais le marquage de la formation. Maintenant que tu l'as trouvé, où penses-tu que se situe son noyau ? »

Son ton était toujours si calme que même une question ressemblait davantage à un examen qu'à une véritable interrogation.

En règle générale, personne ne donnait d'ordres à la marionnette d'un autre. Pour les affaires importantes, elle n'obéirait pas; pour les petites, cela n'en valait pas la peine. Avec le temps, c'était devenu une règle tacite.

Zhang Yalin n'était pas quelqu'un de mesquin. Xiao Hei passait déjà son temps à rendre service à sa sœur alors le laisser aider Xie Wen une fois de plus ne lui posait aucun problème. Il trouvait simplement cela un peu inhabituel.

Avant même qu'il n'ait le temps d'acquiescer, Xiao Hei tendait déjà le doigt dans une direction.

« Très bien » dit Xie Wen avant de s'y diriger.

Wen Shi ignorait ce qu'il avait l'intention de faire et le suivit du regard.

Tout en avançant, Xie Wen poursuivit : « Vous n'étudiez pas les formations, mais vous en avez certainement lu quelques notions dans les livres. Même sans cela, un peu de réflexion suffit à comprendre ceci : lorsqu'une grande formation sert de sceau, que se passe-t-il à mesure qu'on s'approche de son noyau ? »

En disant cela, il jeta un regard vers Wen Shi.

S'il existait quelqu'un dont la maîtrise des formations inspirait de la crainte même à Bu Ning, ce n'était autre que leur maître, Chen Budao. À l'époque où il aidait Bu Ning à s'exercer, Chen Budao utilisait volontiers un simple rocher, une fleur ou un oiseau, quelque chose d'insignifiant en apparence, pour modifier en silence plusieurs jours de travail de Bu Ning.

Depuis l'adolescence jusqu'à l'âge adulte, Bu Ning avait dû s'entraîner sans relâche, en combinant l'art des hexagrammes, avant de parvenir tout juste à se prémunir partiellement contre lui.

Heureusement, il n'existait pas de second Chen Budao dans ce monde. Aussi Bu Ning méritait-il pleinement son titre de maître des formations.

Avec ces deux personnes à ses côtés, même si Wen Shi n'avait jamais excellé dans la création des formations, il avait appris à en défaire neuf sur dix. Il connaissait donc parfaitement ces principes élémentaires.

Lorsqu'il s'agissait d'une formation de scellement, plus on s'approchait de son noyau, plus les signes d'épuisement total apparaissaient.

Après tout, le but d'une telle formation était d'anéantir définitivement l'âme d'une personne ou de certaines créatures, sans leur laisser la moindre possibilité de renaître.

Une formation suffisamment redoutable pouvait dessécher toute végétation dans un rayon de plusieurs centaines de li, sans laisser subsister le moindre être vivant.

Le silence de mort qui régnait tout autour semblait effectivement aller dans ce sens.

Mais si Zhang Lan avait vu juste et qu'il s'agissait réellement de la formation ayant servi à sceller Chen Budao, alors cette fragile branche se réduirait instantanément en cendres au moindre rapprochement du noyau.

Pourtant, lorsque Xie Wen atteignit un certain endroit, la branche ne se désagrégea pas. Au contraire, elle se teinta soudain d'un vert éclatant et laissa éclore un minuscule bourgeon.

Ce résultat dépassait toutes les attentes. Même Xie Wen en resta un instant surpris. Quant au frère et à la sœur Zhang, ils étaient complètement stupéfaits.

« Comment est-ce possible ? » murmura Zhang Yalin.

Le regard de Xie Wen glissa sur la jeune pousse avant qu'il ne se retourne.

« Voilà pourquoi il ne faut pas accorder une confiance aveugle aux légendes. Qui a dit que Bu Ning n'avait laissé qu'une seule grande formation ? »

Il revint vers eux, faisant tourner entre ses doigts la branche redevenue vivante, puis s'arrêta devant Wen Shi.

Se penchant légèrement, il effleura doucement la commissure des lèvres pâles, obstinément serrées, de Wen Shi avec cette branche couverte d'un bourgeon.

On ne savait pas s'il s'adressait à tout le monde ou uniquement à Wen Shi lorsqu'il dit : «Ce n'est pas une formation de scellement. Ne fais pas cette tête. Il n'arrivera rien. »

Chacun comprit ces mots à sa manière.

Pour Zhang Lan et les autres, cela signifiait simplement que, puisqu'il ne s'agissait pas d'une formation de scellement, elle était bien moins dangereuse, même si l'atmosphère demeurait étrange.

Mais pour Wen Shi, ces paroles semblaient dire que Xie Wen lui-même ne risquait rien. Après tout, même si la légende disait qu'une grande formation de scellement l'avait condamné à ne jamais entrer dans le cycle des réincarnations, il se tenait malgré tout devant lui, bien vivant.

Wen Shi prit la branche. Au moment où il se releva, Xie Wen lui tendit la main pour l'aider. La chaleur de cette paume traversa leur peau. Une chaleur si réelle qu'elle suffit à apaiser légèrement son cœur. Peu à peu, la pâleur des lèvres de Wen Shi s'atténua.

Ce n'est qu'alors que Xie Wen relâcha sa main.

Wen Shi frotta distraitement le bout de ses doigts, où subsistait encore cette chaleur, puis se tourna brusquement vers un arbre voisin et en cassa une autre branche.

En le voyant passer devant lui, branche en main, en direction du noyau de la formation, Xie Wen ne put s'empêcher de demander : « Tu veux vraiment refaire l'essai ? »

Wen Shi s'arrêta un instant avant de reprendre sa marche.

D'une voix grave, il répondit : « J'ai peur que tu me mentes. »

Depuis son enfance, cet homme l'avait trompé d'innombrables fois : pour le taquiner, le gâter, le consoler lorsqu'il pleurait, le faire sourire, ou simplement pour lui éviter de s'inquiéter.

La plupart du temps, Wen Shi pouvait l'accepter.

Mais il y avait des exceptions.

Ce ne fut que lorsque la seconde branche bourgeonna elle aussi à l'approche du noyau que Wen Shi crut enfin réellement les paroles de Xie Wen.

« Ge, si la branche bourgeonne, cela veut dire que cette formation est bénéfique, n'est-ce pas ? » demanda Xia Qiao, incapable de retenir sa curiosité.

« Pas forcément. Certaines formations meurtrières destinées à tromper les sens produisent aussi ce genre de phénomène. » répondit Wen Shi.

La seule certitude était qu'il ne s'agissait pas d'une formation de scellement.

Il s'apprêtait à glisser machinalement les deux branches dans sa poche lorsque Xie Wen lui barra le passage d'une main et les lui prit.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Wen Shi se retourna en fronçant les sourcils et vit Xie Wen s'accroupir pour planter les deux branches dans la terre humide, au bord du chemin.

« Puisqu'elles ont commencé à bourgeonner, autant leur laisser vivre encore un peu. » dit Xie Wen.

C'était peut-être parce qu'elles se trouvaient près du noyau de la formation; au moment même où les deux branches touchèrent le sol, elles grandirent d'un seul coup.

De jeunes feuilles se déployèrent sur leurs rameaux, se frôlèrent l'une l'autre et projetèrent sur le sol deux ombres côte à côte, étroitement enlacées.

Le regard de Xie Wen glissa sur ces deux silhouettes. Pendant un bref instant, il eut l'impression qu'elles étaient trop proches l'une de l'autre et songea à en écarter une.

Mais, sans que l'on sache pourquoi, sa main se leva puis retomba. Il changea d'avis.

Les autres les rejoignirent également.

En voyant les deux branches, Zhang Yalin ne put s'empêcher de demander : « Quelle est l'idée derrière cela ? »

De nature très méthodique, il avait toujours le sentiment que chaque geste avait une raison d'être et poursuivait un but précis. Lui-même ne faisait jamais rien de superflu ni d'inutile.

Zhang Lan, en revanche, fonctionnait tout autrement. À la moindre occasion, elle faisait le rapprochement avec quelque légende ou quelque rumeur. Après avoir fouillé dans le désordre de ses souvenirs, elle remarqua : « Il me semble qu'il existe justement une histoire à ce sujet... »

Elle n'avait pas terminé sa phrase que Xie Wen leva les yeux vers elle.

La grande dame Zhang se rappela aussitôt la moquerie dont ce « malade » l'avait accablée un peu plus tôt au sujet des légendes auxquelles elle croyait. Elle referma donc sagement la bouche et changea de sujet. « En tout cas, la situation dépasse un peu tout ce qu'on avait imaginé. Et, chose étonnante, cet endroit me donne presque le vertige. »

« Au point de s'évanouir, non. Si l'on remet les choses dans l'ordre, on devrait finir par comprendre. » reprit Zhang Yalin.

« À présent, il semble clair que cette formation n'est pas une formation meurtrière destinée à sceller quelqu'un, du moins pas telle que nous l'imaginions. Xiao Hei a dit tout à l'heure qu'elle attirait les gens d'un côté tout en les repoussant de l'autre. »

Xiao Hei acquiesça. « C'est effectivement ce qui est le plus étrange. »

Wen Shi songea soudain à une possibilité.

Plus tôt, Zhang Lan avait raconté qu'après avoir perdu l'usage de leurs cinq sens, ils s'étaient retrouvés sans s'en rendre compte devant la palissade de bois entourant l'ancien village. C'était sans doute ce que Xiao Hei appelait « attirer les gens ».

En revanche, lorsqu'ils avaient réellement tenté de pousser la porte pour entrer dans le village, ils avaient été attaqués. Voilà ce qui correspondait à « les repousser ».

À première vue, ces deux fonctions semblaient contradictoires. Mais si cette formation était vraiment de Bu Ning...

Wen Shi essaya de raisonner en se mettant à la place de celui dont les souvenirs lui revenaient peu à peu, exactement comme autrefois, lorsqu'il aidait Zhong Si à défaire les formations de Bu Ning pendant les jours où celui-ci était de bonne humeur.

Si cette formation était bien de Bu Ning et qu'un danger s'y cachait, il aurait certainement isolé toute la zone et l'aurait dissimulée afin qu'aucun innocent ne puisse y pénétrer par mégarde.

Mais Bu Ning pratiquait aussi l'art des hexagrammes. Il avait l'habitude de laisser une issue de secours pour les éventualités qu'il entrevoyait confusément. Ainsi, même si quelqu'un entrait accidentellement dans la formation, il aurait forcément réfléchi à un moyen de lui sauver la vie.

Wen Shi tourna son regard vers l'ancien village entouré de cette palissade.

Cela devenait évident.

Cet endroit devait être le refuge que Bu Ning avait préparé, un lieu sûr où guider ceux qui pénétraient accidentellement dans la formation.

Mais, à en juger par son état actuel, ce refuge n'était plus sûr depuis longtemps. Les maisons étaient silencieuses, délabrées, entièrement désertes. Pas même l'ombre d'un fantôme.

« Alors... où sont passés les habitants ? » demanda Zhang Lan en fronçant les sourcils.

Elle et Zhang Yalin ne connaissaient ni le caractère ni la manière d'agir de Bu Ning. Pourtant, à partir de ce qu'ils venaient de vivre, ils étaient parvenus à deviner une bonne partie de la vérité, notamment sur le rôle de cet ancien village.

Xie Wen désigna le passage obscur par lequel ils étaient arrivés. « Je pense que c'est précisément à cela que sert cette porte. »

Lorsque cet endroit cessa d'être sûr, elle permit de conduire les personnes vers un autre lieu : celui où vivaient Lu Wenjuan et les autres.

Zhang Lan marmonna : « Alors, qui a créé cette porte reliant ces deux endroits ? D'après Xiao Hei, ce n'était pas Bu Ning lui-même. Quelqu'un d'autre est donc venu ici ? Et puis... qu'y a-t-il exactement dans cette formation qu'on cherche autant à dissimuler ? »

Zhang Yalin intervint soudain : « N'oubliez pas une chose : nous sommes toujours à l'intérieur d'une cage. »

« C'est vrai... nous sommes dans une cage. Quel genre de personne pourrait avoir une cage dans laquelle Bu Ning aurait installé une formation ? À moins que... »

Elle releva brusquement la tête, les yeux écarquillés. « Le maître de la cage... serait Bu Ning lui-même ? »

À ces mots, le visage de Wen Shi comme celui de Xie Wen changèrent.

Jusqu'à présent, Wen Shi avait envisagé toutes sortes de liens possibles entre cette cage et Bu Ning. Mais jamais il n'avait imaginé que Bu Ning puisse en être le maître.

Dans les souvenirs encore fragmentaires qui lui restaient, son jeune frère d'apprentissage transportait toujours quelques pièces de cuivre et des pierres rondes dans sa manche. Lorsqu'un heureux événement survenait, il souriait en disant que le Ciel veillait sur lui. Et lorsque les ennuis arrivaient, il se contentait de sourire disant qu'il les avait prévus depuis longtemps, mais qu'il était impossible d'y échapper et qu'il valait mieux suivre le destin.

Jamais Wen Shi n'aurait pensé qu'un homme pareil puisse laisser derrière lui une cage capable de subsister pendant mille ans.

« Allons voir le noyau de la formation » proposa Zhang Yalin. « Une fois sur place, tout devrait devenir clair. »

Zhang Lan lança aussitôt trois talismans. « Je vais d'abord vérifier où se trouve Xiao Xu. Le noyau risque d'être dangereux. S'il est encore dans la périphérie, autant éviter qu'il nous accompagne. »

Zhang Yalin acquiesça et demanda à Xiao Hei de retrouver le chemin en suivant les pierres de la formation.

Mais Wen Shi l'interrompit : « Inutile de chercher. Il n'y a pas de chemin. »

Zhang Yalin et Xiao Hei restèrent tous deux stupéfaits. Ils se retournèrent et virent Wen Shi enrouler soigneusement ses fils de marionnette autour de ses doigts.

« Qu'est-ce que tu veux dire ? » demanda Zhang Yalin.

Pour une fois, Wen Shi serra correctement ses fils avant de répondre d'une voix calme : «On ne trouve jamais le chemin qui mène au noyau des formations de Bu Ning. »

« Comment ça, il n'y a pas de chemin ? S'il n'y en a pas, comment y aller ? »

« On l'ouvre de force. »

Bu Ning excellait dans l'art d'égarer les gens. Quand il voulait simplement plaisanter avec Zhong Si, il pouvait déjà le faire tourner en rond sur des milliers de li. Alors, lorsqu'il cachait sérieusement un endroit, y errer pendant plusieurs années n'aurait rien eu d'extraordinaire.

À l'époque, lorsque Wen Shi cherchait le noyau de ses formations, il n'avait qu'une seule méthode. Et c'était la seule possible.

Puisqu'il était impossible d'y accéder...

... Il fallait arracher de force le noyau de la formation pour le faire apparaître.

Il disait cela avec le plus grand calme.

Zhang Yalin hocha instinctivement la tête et sortit lui aussi ses fils de marionnette, qu'il enroula autour de ses doigts. « Très bien. Ouvrons-la ensemble. Au moins, ce sera un peu moins fatigant. »

« Cela ne changera rien. » répondit doucement Wen Shi. « C'est Bu Ning. »

À l'instant suivant, un vent furieux se leva, rugissant comme une mer déchaînée. Le Tengshe surgit au milieu des flammes. À chaque mouvement de ses chaînes, une pluie d'étincelles éclatait. Lorsqu'il se déroulait dans les airs, les bourrasques qu'il soulevait suffisaient à renverser tout un village.

Zhang Yalin plissa les yeux sous la violence du vent et s'apprêtait déjà à invoquer sa propre créature géante.

Ses fils de marionnette étaient déjà lancés lorsqu'il inspira brusquement entre ses dents. Une question venait de lui traverser l'esprit.

Il cria à travers le vacarme du vent : « Tu n'as pourtant jamais défait une formation de Bu Ning... Comment peux-tu savoir comment en ouvrir le point nodal ? »

 

Traduction: Darkia1030

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